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L'économie de Transition

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Nerazim Pal'xā
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L'économie de Transition

Message par Nerazim Pal'xā le Lun 14 Mar - 17:06

L'ÉCONOMIE DE TRANSITION


L’économie de transition est un système bien plus stable et beaucoup plus facile à maintenir que celui de l’ancienne économie.

Les économies transitoires combinent l’ancienne et la nouvelle économie ; les habitats s’appuyant sur ce système se distinguent par la présence en leur sein de cornes d’abondance privatisées mais aussi d’assembleurs numériques (FabLab) et autres constructeurs en libre accès, c’est-à-dire publics et gratuits.

Les machines publiques sont toutefois limitées à la production de certains biens, et les matériaux bruts nécessaires à la construction de certains biens complexes sont étroitement contrôlés.

Mars, Vénus et la Lune sont autant d’exemples de systèmes économiques transitoires, tout comme la majorité du système intérieur.

Pour les habitants profitant d’un système d’économie transitoire, fabriquer de la nourriture, des vêtements non-intelligents, du mobilier et d’autres objets simples et non-intelligents est un jeu d’enfant.

Cependant, les nanofabricateurs publics ne peuvent produire que des objets sans circuits électroniques ou ne contenant que des circuits simples renseignant uniquement sur l’état et la localisation de l’objet.

La construction de ces objets ne demande guère plus que la machine et qu’un stock de carbone, d’hydrogène, d’oxygène, de nitrogène, de silicone, de fer et d’aluminium, ainsi que d’infimes quantités d’autres matériaux divers. Tous ces matériaux sont en quantité suffisante pour que leur acquisition soit à la fois aisée et à bas prix.

À partir des éléments libres d’accès pour tous les citoyens payant des impôts, les nanofabricateurs peuvent produire un large éventail de biens : d’élégants costumes de soie, des tables en parfaite imitation d’ébène poli et d’acajou, de très jolies coupes de verre coloré, des tasses de porcelaine peintes, etc.

Ils sont aussi capables de créer des repas gastronomiques ainsi que la vaisselle raffinée et la coutellerie adéquate pour savourer ces menus.

Les habitants paient une petite taxe qui permet de régler pour tout le monde les infimes dépenses d’énergie et de ressources nécessaires à la création de ces biens.

Dès lors que la taxe d’usage est payée, nourriture, habillage, mobilier et autres biens semblables deviennent accessibles sans frais.

Les matériaux bruts, biens anciens, usagés ou simplement mis au rebut ainsi que tous les déchets sont recyclés en de nouveaux produits.

Les résidents des systèmes économiques transitoires ne connaissent ni la faim, ni aucune des autres formes de privation que la majorité de l’humanité subissait avant la deuxième moitié du XXIe siècle.

En outre, les soins médicaux essentiels sont gratuits dans presque toutes les sociétés fonctionnant à l’économie transitoire, ceci assurant une population en bonne santé, et donc satisfaite et productive.

Si de nombreux biens sont accessibles gratuitement, il en est d’autres que les résidents doivent acheter auprès des entreprises, gouvernements et autres producteurs.

Les vêtements et le mobilier intelligents, qui sont capables de changer de forme, de couleur ou de motifs selon les envies de l’utilisateur, ne peuvent être fabriqués par les nano-usines personnelles. Il en va de même pour les produits manufacturés à partir de matériaux composites à résistance supérieure, ou comprenant des batteries ou des mécanismes à énergie électrique, ce qui inclut les augmentations et les nanotechnologies.

Ces biens sont beaucoup moins répandus puisqu’ils nécessitent l’accès à des nano-usines non-soumises aux restrictions d’usage et des matériaux bruts exotiques.

Les sociétés appliquant l’économie transitoire ont tendance à être des endroits plutôt sûrs, les habitants n’ayant pas les moyens de fabriquer des armes plus dangereuses que des couteaux, massues et autres armes primitives.

La construction d’armes, depuis les armes à feu jusqu’à celles à plasma, nécessite le passage par des cornes d’abondance surveillées et l’emploi de matériaux exotiques. La diffusion de ces types d’objets est évidemment contrôlée de près.

Certains habitats du système extérieur sont basés sur le système de l’économie transitoire parce que leurs résidents apprécient la sécurité qu’offre le contrôle centralisé des technologies potentiellement dangereuses.

D’autres habitats ne s’appuient sur l’économie transitoire que par défaut, généralement parce qu’ils n’ont que des stocks limités pour les matières premières rares nécessaires à la production de technologies modernes complexes.

Quel que soit le motif derrière ce choix d’économie, les visiteurs habitués à la nouvelle économie voient souvent les pratiquants de l’économie transitoire comme des êtres pauvres et démunis.

Quant à ces derniers, ils considèrent les sociétés adeptes de la nouvelle économie comme des lieux exceptionnellement riches mais aussi un peu effrayants.

En dépit de ces différences de perception, ces deux économies ont beaucoup en commun. La nourriture, les vêtements et autres denrées de bases sont aisément accessibles à tous.

On mesure le statut d’un individu, ses goûts, sa richesse et sa réputation selon le type de vêtements et de mobilier qu’il possède et selon ses habitudes alimentaires.

S’il existe un grand nombre de modèles pour les différents styles de nourriture et de biens de consommation, des concepteurs innovants développent tous les mois de nouvelles idées et apposent des protections anti-copie sur leurs créations afin d’empêcher tout piratage, ne serait-ce que pour un mois ou deux (et souvent pour plus longtemps).

En conséquence, pendant les premiers mois qui suivent la sortie d’une nouvelle création, les seules personnes pouvant se procurer ces nouveaux vêtements, ces nouvelles vaisselles, ces nouveaux plats et autres sont celles qui versent une prime au créateur afin de pouvoir télécharger les instructions techniques à fournir à leur corne d’abondance.

L’économie transitoire peut se définir comme un système où l’argent et la réputation sont tout autant employés. La plupart des populations vivant avec ce système ont donc fait en sorte de s’accommoder de ces deux moyens de paiement.

Les habitants utilisent surtout l’argent pour acheter des biens, mais l’acquisition de modèles techniques pour cornes d’abondance passe par la réputation, plus particulièrement parmi les habitants qui se rendent régulièrement dans les sociétés de l’économie nouvelle ou pour ceux qui y possèdent de solides contacts.



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