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La Nostalgie de la Terre

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Nerazim Pal'xā
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La Nostalgie de la Terre

Message par Nerazim Pal'xā le Sam 12 Mar - 8:07

LA NOSTALGIE DE LA TERRE


La plupart des transhumains, et plus particulièrement ceux qui durent fuir une Terre à l’agonie, porte encore le deuil de leur ancien foyer.

Leur désir de la retrouver et leur nostalgie de la planète-mère ont profondément affecté la culture transhumaine.

Les artefacts terrestres, y compris les plus triviaux,comme des pièces de monnaie ou des morceaux de végétation séchés, sont considérés comme de précieux souvenirs d’une grande valeur sentimentale et économique.

L’interdiction de retourner sur Terre rend l’acquisition de tels artefacts très difficile et dangereuse.

En conséquence, le commerce des artefacts terrestres est devenu une branche lucrative du marché noir, suffisamment pour que d’intrépides charognards soient prêts à risquer de se faire descendre par un des satellites tueurs en patrouille autour de la Terre, simplement pour atteindre une surface où il faut ensuite faire face à de nombreux périls persistants et mortels.

La toile est parsemée de ces histoires de valeureux explorateurs ayant voyagé jusqu’à la Terre pour retrouver toutes sortes de reliques inestimables, et de tout autant d’histoires d’explorateurs morts ou déclarés disparus au cours de telles expéditions.

Plus d’une équipe de Passeurs de Porte a financé ses expéditions au-delà du système solaire avec pour préliminaires des chasses aux reliques sur notre bonne vieille Terre.

La méthode permet aux équipes de tester leur courage tout en œuvrant à réunir des fonds.

La nostalgie de la Terre affecte aussi la manière dont la transhumanité s’est redessinée.

Lors des dix années précédant la Chute, l’humanité a commencé à librement altérer sa propre image, aussi bien avec des modifications corporelles radicales qu’avec les premières morphoses commercialisées, desquelles ont résulté un nombre grandissant de morphes manifestement non-humains.

La grande majorité des morphes actuels est pourtant d’apparence (sinon de structure interne) relativement humaine.

Même pour les personnes trop jeunes pour se souvenir de la Chute, affirmer son humanité est un élément d’important de la culture d’après-Chute.

Certaines personnes maintiennent une ressemblance avec la forme humaine traditionnelle en mémoire de la Terre, pendant que d’autres le font pour célébrer la victoire de l’humanité face aux monstrueux et inhumains Titans qui tentèrent de les détruire.

À l’exception de quelques groupes marginaux comme les ultimistes, la majorité de la transhumanité accorde beaucoup d’importance à la conservation d’une apparence humaine et à la préservation des traditions et institutions humaines.

C’est ainsi que les versions actuelles des morphes refabriqués des ultimistes paraissent beaucoup plus humaines que les versions conçues par leurs prédécesseurs d’avant la Chute.

Il en résulte que, même si les synthomorphes sont plutôt courants, la plupart sont conçus pour paraître humanoïdes.

Il existe bien quelques morphes radicalement inhumains comme les novacrabes, les arachnoïdes et les flexibots, mais leur emploi est quasiment exclusivement réservé à quelques tâches hautement spécialisées.

Jusqu’à récemment, quiconque utilisait un de ces morphes comme corps principal était considéré comme profondément excentrique (voire pire), mais les attitudes s’adoucissent progressivement et l’emploi de ces morphes comme corps d’usage courant devient peu à peu plus acceptable.

Ce mélange de révérence et de nostalgie à l’égard de la Terre prend parfois une dimension plus sombre.

Les individus qui choisissent des morphes à l’apparence visiblement non-humaine sont victimes de préjugés mineurs au sein de nombreux habitats.

Quant aux bioconservateurs militants, ils accusent tous ceux dont l’apparence s’éloigne de l’homme d’être des agents infiltrés des Titans.

Les animaux surévolués font également face à d’importantes discriminations de la part des humains.

Ces préjugés sont plutôt courants dans le système intérieur et peuvent revêtir des formes extrêmes chez les bioconservateurs.

Les surévolués et les individus qui préfèrent les morphes d’apparence non-humaine vivent donc souvent dans les communautés séparatistes du système extérieur.

Dans l’ensemble du système intérieur, surévolués et individus ayant pour morphe principal ou unique un corps visiblement non-humain sont considérés avec suspicion et, occasionnellement, traités comme des citoyens de seconde classe.

Dans la plupart des habitats, les lois exigent la liberté morphologique et beaucoup possèdent des lois selon lesquelles la discrimination morphologique est illégale, mais ces comportements demeurent tenaces.


Les Bijoux de Nostalgie


À la fois comme souvenir et comme témoin visible de leur patrie perdue, bon nombre de réfugiés de la Terre porte des bijoux contenant une pièce ou, plus rarement, un vieux timbre originaire de l’ancien foyer de la transhumanité.

Connus sous le nom de « bijoux de nostalgie », la plupart de ces objets sont montés en pendentifs et en broches même si quelques-uns prennent la forme de bagues.

Avant la Chute, pièces de monnaie et timbres constituaient avant tout des objets d’intérêt pour les collectionneurs, puisqu’ils avaient cessé d’être émis quarante ans avant la Chute.

Déjà rares lors de la Chute, peu d’entre eux furent sauvés lors de l’évacuation de la Terre.

Lors de l’exode, le transport d’objets superflu ou inutiles était déconseillé, voire interdit.

Quelques collections importantes existaient déjà ailleurs que sur Terre mais même avec celles-ci, moins d’un million d’échantillons authentiques survécurent au cataclysme, ce qui signifie que la grande majorité des personnes portant de tels fétiches se contentent en fait de copies exactes issues des cornes d’abondance.

Les véritables pièces de monnaie ou timbres coûtent une fortune, ce qui explique pourquoi certains charognards audacieux sont prêts à braver l’interdiction de retourner sur la Terre avec pour unique but la récupération de reliques.



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